C'est la photo de Miss Canthus, sur les bruyères multicolores,
et sa révolte, qui m'incitent à écrire ce
billet.
Il est de tradition, de planter à l'automne, et vous serez tentés (ées) en allant faire vos courses dans ces grandes surfaces
alimentaires, d'y acheter une ou deux ou trois plantes.
Depuis que vous vous obstinez à faire vos achats de plantes en même temps que les pâtes et la lessive, combien en avez-vous perdues
? Non ! ce n'est ni le gel ni la pluie ni une faute de votre part, c'est tout simplement que la plante était sous perfusion d'engrais dans les serres de production, et que tout à coup elle
se trouve sevrée, et sans suffisamment de racines pour survivre.
Si l'envie vous démange, regardez les racines, n'ayez aucun scrupule à sortir la plante de son contenant pour vérifier. Si vous ne voyez
pas de petites radicelles, remettez le tout à sa place, la plante vient tout juste d'être repiquée, et dopée. Et si vous y tenez vraiment, vous devrez la bichonner, surtout ne pas la mettre en
pleine terre, elle en mourrait. Mais ne venez pas vous plaindre, je vous aurai prevenu....
Oui j'en ai fait l'expérience. Sans commentaire.
Quand aux jardineries !!!!! ce sont des grandes surfaces ……..de plantes, certes, mais des grandes surfaces tout de même.
De grâce, les Foires et autres Fêtes des Plantes ont repris, allez y faire un tour. Les pépiniéristes qui vous proposent leurs
plantes, croyez-vous qu'ils dépensent leur argent en engrais inutiles, (ils ont bien d'autres frais) oui ils en utilisent, mais bien dosés, pas pour forcer la plante, au risque de ne plus
vous revoir parce qu'elle n'aura pas survécu à la transplantation !!! Ils veulent vivre de leur travail, ils ne vont pas le saboter !!!
L'avantage des Foires aux plantes, c'est qu'en un même lieu, est regroupé tout ce que l'on peut planter dans son jardin. Si
vous ne pouvez vous y rendre, allez voir les pépiniéristes près de chez vous, ils ont la même terre que vous, le même climat…
Oui je m'emporte, je les côtoie ces pépiniéristes, jeunes et moins jeunes, passionnés par leur travail, qui aimeraient en vivre, et
non pas essayer de survivre.